Blanc de Vendée
( janvier 2026)

Pays d'origine : France (Pays de la Loire)
Créatrice : Mme Aline DOUILLARD
Ascendance : Bleu de Beveren et Angora
Importance : peu répandue
Premier Standard homologué le 09 novembre 1924 par la Société Française de Cuniculiculture
Club de race national officiel : Club du Lapin Blanc de Vendée
Voir les coordonnées dans la liste des Clubs de races du site de la F.F.C.
Historique et généralités
Créé par Mme DOUILLARD vers 1911, c'est un lapin de race moyenne avec un pelage blanc (albinos) et un type dit "mandoline renversée". Les informations concernant son ascendance sont assez controversées.
Dans le numéro spécial que "La Vie à la Campagne' consacre aux lapins, daté du 15 juin 1920, il est écrit : "Le lapin Blanc de Vendée, création de Mme DOUILLARD, se présente comme une race de valeur et d'avenir en raison de ses qualités : il est rustique, prolifique, et sa fourrure est remarquable", nous assure sa créatrice. Depuis plusieurs années, l'obtenteur de cette race cherchait à créer un lapin à poils ras de couleur blanche dont la peau put fournir une fourrure qui, par sa qualité, arriverait à supplanter celle du Polonais et lui fut supérieure par sa grandeur. Elle y est parvenue.
Alors que des spécialistes estiment que cette race serait une amélioration, par sélection, du lapin blanc que l'on rencontre dans l'ouest de la France, Mme DOUILLARD affirme que le Blanc de Vendée est issu d'un mariage de Bleu de Beveren pure race. Dans une nichée bleue naquit un couple entièrement blanc, à poils ras ; Mme DOUILLARD le trouvant remarquable et jugeant qu'il pouvait constituer les éléments qu'elle recherchait, fit reproduire et sélectionner ce couple et sa descendance pendant cinq à six générations, elle n'eut que des sujets blancs, pas un bleu. Elle considéra alors que cette race était bien fixée. Le Blanc de Vendée est un lapin de bonne taille, mais de forme élégante avec sa fourrure d'un blanc de neige que Mme DOUILLARD (de qui nous tenons les renseignements concernant cette race) déclare être unique comme vigueur, toujours en mouvement dans sa case".
Dans son livre, Les Lapins à fourrures (1927, J.J. DYBOWSKY citant POËY d'AVANT, neveu de Mme DOUILLARD qui a poursuivi l'élevage du Blanc de Vendée après le décès de celle-ci, qui se référant aux notes laissées, donne une version analogue quant aux moyens d'obtention de la race dont le standard fût homologué par la Société Française de Cuniculiculture le 09 novembre 1924.
Dans les Cahiers du Conservatoire parus le 01 février 1983, Jacques Arnold rappelle les trois hypothèses quant aux moyens d'obtention de cette race de lapin : - La créatrice, Mme DOUILLARD, aurait trouvée dans une nichée de Bleu de Beveren un couple de lapins blancs ; donc le blanc de Vendée serait d'après cette hypothèse un albinos de Beveren, ce qui semble difficile à admettre vu que l'albinisme est un phénomène assez rare - Il serait issu du croisement de Beveren et Angora; c'est cette hypothèse qui a été retenue comme vraie par les standards officiels. Mme DOUILLARD conseillait d'ailleurs aux nouveaux éleveurs de ne garder que des animaux à poils ras ; il y en aurait à poils longs ce qui plaide en faveur de cette hypothèse - Il serait tout simplement dû à la sélection du lapin blanc commun.
Jacques Arnold conclut en ces termes : "Cet exemple montre combien il est difficile de connaître avec précision l'origine d'une race, même quand celle-ci est de création récente et que le créateur est connu. Quoiqu'il en soit, le Blanc de Vendée est un lapin de valeur, tant pour la chair que pour la fourrure.

Vue partielle de l'élevage de Mme DOUILLARD (photographie "Vie à la Campagne" avril 1924)
Bibliographie :
- Les Cahiers du Conservatoire N° 101 février 1983
- La Vie à la Campagne 15 juin 1920
Caractéristiques essentielles à rechercher
Poids idéal
compris entre 3,500 kg et 4,100 kg.
Le corps,
dont l'arrière-train est particulièrement développé tant en hauteur qu'en
largeur par rapport à l'avant-train aux dimensions un peu plus réduites,
présente un aspect d'ensemble uni mais non massif, dans sa conicité.
La ligne dorsale s'élève régulièrement, à partir de la nuque assez basse, pour
atteindre son point culminant situé un peu en arrière des hanches et
redescendre ensuite assez rapidement au niveau de la croupe large, pleine et
dont l'arrondi laisse apparaître les cuisses faisant saillie.
La tête marquante est surtout élargie en son milieu avec des bajoues
prononcées. Elle se rétrécit à ses deux extrémités, ce qui lui donne une
apparence assez longue, même chez le mâle.
Les oreilles de texture fine, velues, bien serrées à la base, se terminent un
peu en pointe.
Relativement
courte, assez fine, la fourrure est souple et très serrée. Les poils recteurs
sont peu apparents.

Présentation réalisée par Jean-Jacques MENIGOZ
