Fauve de Bourgogne

(janvier 2026)

Fauve de Bourgogne mâle – photo Aimé RAULAIN
Fauve de Bourgogne mâle – photo Aimé RAULAIN


Pays d'origine : France (Bourgogne)

Créateur : A. RENARD

Ascendance : Lapins FAUVES régionaux

Importance : extrêmement répandue

Premier Standard homologué le 22 avril 1914 par la Société Française de Cuniculiculture

Club de race national officiel : Club Français des Eleveurs de Lapins Fauve de Bourgogne

Voir les coordonnées dans la liste des Clubs de races du site de la F.F.C.



Historique et généralités

Le Fauve de Bourgogne n'est pas une race nouvelle, objet d'une mode passagère ; il est tout au contraire fort anciennement connu. On trouve de bonne heure, en Bourgogne, un gros lapin roux élevé de préférence à tout autre pour ses qualités de rusticité et de précocité, ainsi que pour la finesse de sa chair. Le Fauve était déjà la teinte caractéristique dominante, mais beaucoup de sujets étaient marqués de blanc au cou, à la tête, aux pattes ; les vieux Bourguignons n'avaient nul besoin d'une teinte uniforme. Ils recherchaient un gros lapin râblé, rustique, "sans histoire", donnant rapidement un bon poids de viande. Le Fauve de Bourgogne leur apportera tout cela.

Cependant, comme l'irrégularité de sa couleur le faisait écarter de certains clapiers d'amateurs, les éleveurs entreprirent et réussirent la tâche de le doter d'une fourrure et d'une teinte de qualité. Parmi ces éleveurs, il faut citer M.RENARD de la Celle Saint-Cyr à qui revient le mérite d'avoir fait d'un peuplement de terroir une race bien caractérisée : le Fauve de Bourgogne.

Dans un numéro de "l'Acclimatation" en 1919, A. RENARD trace l'histoire du Fauve de Bourgogne avec précision. Il nous rappelle ce qui a déjà été dit puis précise la localisation de départ de la race : "Son aire géographique est assez fréquemment dans la Bourgogne, à partir de Dijon, dans la Côte d'Or, il ne se voit dans la Nièvre que jusqu'à Clamecy, pour ensuite entrer dans l'Yonne où on le rencontre plus communément que partout ailleurs, mais ne dépasse guère la ligne des départements de l'Yonne et de l'Aube, et en bon voisin, il laisse cette partie de la Champagne à son frère l'"Argenté". Depuis, le Fauve de Bourgogne s'est répandu beaucoup plus loin : dans toute la France et à l'étranger (Italie, Belgique, Suisse).

Le rôle des obtenteurs de la race comme A. RENARD a été de capter dans un peuplement primitif des animaux d'un type particulier pour en assurer ensuite, grâce à un tri sévère et à des accouplements appropriés, une reproductibilité aussi régulière que possible dans la descendance, tout en améliorant au fil des générations certains traits.

A partir de là, nous pouvons imaginer qu'une telle situation originelle du peuplement cunicole a pu apparaître un peu partout dans le monde et être sélectionnée. C'est ce qui s'est passé au début du siècle lors du développement aux USA de la race dite Néo-Zélandais roux ; cette race est issue de peuplements de terroir de teinte fauve (Golden Fawn) comparables aux lapins fermiers Bourguignons. Les résultats obtenus au cours des premières approches sélectives établissent de façon certaine la parenté biologique étroite des deux populations, Bourgogne et Néo-Zélandais, d'origines géographiques différentes.

Jacques ARNOLD (Les Cahiers du Conservatoire).


            Annonce – Lapins et Cobayes février 1910


Fauve de Bourgogne à M. RENARD – Vie à la Campagne 1923



Caractéristiques essentielles à rechercher

Poids idéal compris entre 4,000 kg et 4,500 kg.
Le corps est ramassé et massif. Cette constitution corporelle résulte d'une puissante musculature laissant apparaître au toucher une chair ferme et serrée, bien répartie sur une ossature paraissant assez forte.
La ligne dorsale, faisant suite à une nuque forte et courte, est légèrement bombée et se termine en une inclinaison assez prononcée pour former une croupe pleine et arrondie. Le râble est très épais, hanches, régions fessières et cuisses bien arrondies.
La tête, forte, assez large et, portée par un cou court et peu visible, paraît, de ce fait, bien collée au corps.
Les oreilles robustes et suffisamment épaisses sont bien velues.
La fourrure est dense et assez lustrée, sans longueur excessive.
La couleur est d'un fauve roux, très uniforme, intense et pure, d'une tonalité vraiment chaude.
La couleur de couverture pure et soutenue dans sa tonalité fauve roux descend le plus profondément possible dans le pelage sans forcément atteindre la base des poils. 

                  Femelle – photo Aimé RAULAIN
Femelle – photo Aimé RAULAIN

        


   Présentation réalisée par Jean-Jacques MENIGOZ