Néo-Zélandais
(janvier 2026)

Pays d'origine : Etats Unis d'Amérique
Ascendance : Lapins colorés américains
Importance : peu répandue
Standard adopté lors de la publication en 1963 du recueil réalisé par l'Union des Juges du Bas-Rhin, Haut-Rhin, Moselle avec la collaboration de la Fédération Française de Cuniculiculture.
Club de race national officiel : Association Française des Eleveurs de Californien et Néo-Zélandais
Voir les coordonnées dans la liste des Clubs de races du site de la F.F.C.
Historique et généralités. BibliographieFFC-INFOS OCTOBRE 1994 J. ARNOLD
C'est une race originaire des USA, ce lapin descend des lapins colorés Américains dont il est l'albinos. Il a été sélectionné dès le départ sur ses qualités de production de viande : bonne vitesse de croissance, précocité, indice de consommation, poids.
Débuts sélectifs remarqués : première décade de notre siècle. Les avis sont partagés sur son origine : lapins sauvages Néo-Zélandais (Californie 1909) croisement Lièvre Belge x Golden Fauve. Il s'agissait, dans tous les cas de Néo-Zélandais colorés (fauve).
Les classes observées vers 1913/1915 étaient de couleur variée et bigarrée avec ventre blanc, œil cerclé pâle et oreilles galonnées. Type assez sommaire, oreilles développées (on retrouve quelques analogies avec les Fauves de Bourgogne primitifs).
Le premier standard fait état d'un lapin de grande taille (le plus grand possible) dans de nombreux coloris : gris, roux, noir, brun, bleu, blanc. A partir de 1920 : corps ou forme et longueur moyenne - mâles 9 livres, femelles 10 livres. Recherche de viande ferme et lourde sur tout le corps excepté de graisse de couverture, ni flasque, ni décousue.
Après la seconde guerre mondiale, le premier à avoir parlé du Néo-Zélandais en France est Maître J-F RAMBAUD, dans un article paru dans la revue COCORICOS d'Août 1957, avec photographies de Néo-Zélandais très typés.
Ce fut un scoop et une cause d'énorme étonnement pour les éleveurs français pas habitués, surtout à l'époque, à voir ce type de conformation. Article intitulé : "Champion New-Zeland..." Article reprenant tout le descriptif complet de la race avec des adjectifs appropriés pour un animal de viande idéal.
Le meilleur... bête bien construite... aussi viandeux que possible... bien remplie de chair ferme et lourde... manifestant force et vitalité...
Et J-F RAMBAUD de résumer son anthologie du Néo-Zélandais : "Modèle de sélection intelligente amenant à son plus haut point la productivité d'un animal".
En 1959, 1960, 1961... 1964, la revue "VOS LAPINS" sous la plume de son rédacteur en chef J-F RAMBAUD, reprend toutes les études approfondies sur le Néo-Zélandais, avec toutes les remarques positives qui s'y attachaient, mais aussi toutes les distorsions sélectives à éviter : difformités, vulgarité d'albinos commun, ligne Tas (épaississement déséquilibré).
On doit à J-F RAMBAUD d'avoir présenté et commenté le Néo-Zélandais en France. Ce fut aussi le véritable initiateur de ce qui allait devenir l'élevage du lapin de chair. Le Néo-Zélandais fut introduit en France en 1960 par les moines de l'abbaye de Bellefontaine en Vendée près de Cholet. René COMBESCOT (Aube) en importa également des USA ensuite et en développa une belle sélection.

Caractéristiques essentielles à rechercher
Poids idéal
compris entre 4,500 kg et 5,250 kg.
Le corps, puissamment développé et de longueur moyenne, donne une impression
d'équilibre et d'uniformité en faisant ressortir toutes les qualités maîtresses
d'un « producteur de viande » idéal, c'est-à-dire dos, râble, croupe
bien remplie ; côtes bien arrondies se portant en avant pour se combiner
avec les épaules.
En vue plongeante, un léger amenuisement des hanches aux épaules est
perceptible.
La plénitude musculaire est atteinte au niveau du râble extrêmement épais. La
croupe large, uniformément arrondie, se termine en régions fessières et cuisses
fortement remplies. Le tout matelassé de chair ferme.
La
tête est portée par un cou totalement invisible. Portée étroitement serrée sur les épaules, elle
doit se fondre dans le prolongement de celles-ci avec le tronc. Son chanfrein
est quelque peu aplati.
Très robustes à la base et d'épaisseur consistante sur leur trajet.
De longueur uniforme, la fourrure est très dense, d'une bonne tenue,
tout en restant suffisamment souple et relativement lustrée. La densité et la
longueur d'ensemble de la toison constituant ses qualités maîtresses, une
fourrure dense et courte est préférable à une fourrure longue et un peu
clairsemée.

Présentation réalisée par Jean-Jacques MENIGOZ
