Rex
( janvier 2026)

Pays d'origine : France (Pays de la Loire)
Créateurs : Abbé GILET
(Castorrex)
E. KOHLER, M. RUOS, A. WILTZER (pour les premiers Rex de couleur)
Ascendance : variation du pelage du lapin commun
Importance : répandue en France
Premier Standard homologué le 04 février 1929 par la Société Française de Cuniculiculture.
Club de race national officiel : Association Française des Eleveurs de Rex
Voir les coordonnées sur la liste des Clubs de races
Historique et généralités. Bibliographie J. ARNOLD Les Cahiers du Conservatoire (mars 1981)
L'originalité de cette race réside dans son pelage qui est beaucoup plus court que celui du lapin ordinaire ; il semble y avoir nanisme de toutes les productions pileuses ainsi que réduction du diamètre des poils, ce qui donne une fourrure homogène, dense, à implantation droite, semblable à du velours ; la longueur du poil doit, d'après les Standards Officiels, être comprise entre 16 à 20 mm.
Les premiers lapins Rex observés datent de 1919 : il s' agissait de Castorrex : lapin de couleur brune ayant un pelage semblable à celui du castor. Les premiers Castorrex apparurent donc en 1919 dans une ferme du département de la Sarthe, exploitée par un agriculteur, M. CAILLON. Les jeunes lapins, au nombre de deux, se distinguaient des autres par leur pelage particulier. Ces jeunes lapins, l'un mâle, l'autre femelle, étaient nés d'une même mère mais dans deux portées successives ; leurs frères de nichée avaient une apparence tout à fait normale. L' abbé GILLET, curé de Coulangé (Sarthe), s'en rendit acquéreur et soumit à une sélection sévère leurs descendants. Cette sélection dura quatre ans jusqu' au moment où la race à peu près fixée put être exposée au Concours Agricole de Paris sous le nom de Castorrex en 1924.
Dès l'apparition de cette mutation, de très nombreux chercheurs s'intéressèrent à elle, cherchant à comprendre son déterminisme. En France, deux grands noms se rattachent à cette étude : LIENHART et LETARD. Le déterminisme de cette mutation est très discuté ; actuellement, l'opinion généralement admise est qu' il s'agit d' un déterminisme polygénique à effet cumulatif.
Dès 1924, d'autre part, certains cuniculteurs célèbres, tels MM WILTZER, KOHLER et RUOS, achèteront des lapins Castorrex à l'abbé GILLET et, en croisant ces lapins avec des lapins appartenant à d'autres races de diverses couleurs, ils obtinrent des Rex de couleurs variées, la transmission du caractère de coloration se faisant conformément aux lois de MENDEL, KOHLER obtint les premiers Rex blancs ; WILTZER les premiers Rex tricolores ; RUOS les premiers Rex chinchilla.
Il existe actuellement de nombreuses variétés de Rex ; nous ne citerons que les plus importantes : Castorrex, Rex chinchilla, Rex zibeline, Rex dalmatien (obtenu par les croisement à base de Papillon, sélectionné en Suisse), Rex havane, Rex lynx (obtenu en 1927, grâce au croisement Castorrex x Feh de Marbourg).
Outre la caractéristique très particulière de son pelage qui pourrait permettre le développement de la race dans une voie nouvelle : production de fourrure, le Rex est un animal de belle conformation, d'une bonne taille (3 à 4 kg) et avec une chair excellente.



Caractéristiques essentielles à rechercher
Poids idéal
compris entre 3,500 kg et 4,750 kg.
Le corps est bien équilibré dans toutes ses dimensions, dégageant une
harmonieuse rotondité d'ensemble.
En raison du pelage particulier, cette vision
est renforcée par la grande netteté des contours corporels.
La ligne dorsale, harmonieuse et bien moulée, traverse un râble épais et
se termine par une croupe arrondie.
Le nanisme généralisé du système pileux, provoque une diminution de la longueur
et une réduction du diamètre des poils de couverture telles que ceux-ci
semblent se confondre avec la bourre en accroissant sa densité. Il en
résulte une homogénéité de fourrure.
La relative finesse des poils provenant de leur structure amenuisée
confère à la fourrure une douceur au toucher et contribue à parfaire la
sensation veloutée qui s'en dégage.
L'extrême densité et la pleine consistance de la fourrure s'accompagnent de sa
tenue verticale persistante ; ceci s'appréciant notamment par une nette
résistance élastique au toucher et par une reprise instantanée de sa position
naturelle après le passage de la main.



Présentation réalisée par Jean-Jacques MENIGOZ

